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Bellevitrine > Toutes les fêtes > EpiphanieLa journée du 6 janvier est marquée par la célébration d’une fête chrétienne. Il s’agit de la fête de l’épiphanie qui célèbre la présentation de l’enfant Jésus aux trois rois mages. En cette date, l’on a l’habitude de se partager la très fameuse galette des rois laquelle grâce à une fève permettra d’élire le roi de ce jour. Emplie de réjouissances et de bonne humeur, l’épiphanie est une belle occasion pour toute la famille de se retrouver réunie autour d’une bonne table. Les traditions françaisesLa coutume veut que pendant la journée de l’Epiphanie soient tirés les rois. Une pratique des plus originales a été héritée des Saturnales de la Rome Antique. Il s’agit d’une fève qui est dissimulée dans une pâtisserie. La personne qui obtient la part renfermant la précieuse fève est alors proclamé roi de la journée. Depuis le quatorzième siècle, dans la partie nord de la France, la galette des rois est dégustée en la journée de l’épiphanie. Et il est d’usage que la galette soit partagée en autant de parts qu’il y a d’invités plus une portion supplémentaire. La dernière part serait la part du Bon Dieu, la part de la Vierge ou encore la part du pauvre et était offerte de bon cœur au premier pauvre qui se présenterait. Comme les mœurs ne cessent d’évoluer, les nouveaux usages veulent que la traditionnelle fève soit remplacée ou accompagné par un petit sujet qui est dissimulé dans la pâte de la galette des rois. L’heureux individu qui obtient la fève dans sa part est donc le roi ou la reine et doit offrir la galette de l’année suivante. Quant à celui ou celle qui obtient la figurine, il se trouve dans l’obligation d’offrir la boisson. Il pourra choisir entre le mousseux, le muscat ou le champagne suivant ses moyens. Dans le cas où il y a un enfant parmi la tablée, celui-ci doit s’installer sous la table. Et pendant que l’on partage les portions de la galette, l’enfant désigne le ou la destinataire de la part en cours. Dans le sud de la France, les coutumes sont légèrement différentes. En effet, ce n’est non une galette qui est préparée mais une brioche qui a la forme d’une couronne. Cette pâtisserie est couverte de fruits confits ainsi que de sucres granulés. Et un santon remplace la fève. Il est utile de préciser que bien que cette brioche soit très présente, beaucoup de familles lui préfèrent la galette. Attention, il n’est question de goût, il s’agirait plutôt d’un souci financier car la brioche est nettement plus onéreuse en raison des fruits confits. A cela s’ajoute aussi la fabrication, la conservation et la manipulation délicate de la brioche. Un pays, une traditionAu-delà des frontières de la France, l’on peut trouver des coutumes très similaires aux us français. En Espagne, au Portugal mais aussi dans certains pays d’Amérique Latine, le Día de los Tres Magos est un jour férié pendant lequel il n’y a pas cours. C’est également en cette journée que les enfants reçoivent des cadeaux et non à Noël. Pour ce qui est de la Belgique et des Pays-Bas, l’on y mange une galette à la pâte d’amande le jour de l’épiphanie. Le plus jeune de la tablée se cache sous la table pour désigner les personnes à qui sont destinées les parts. Quant au roi, il peut désigner une reine. Pendant toute la journée, les enfants ont l’habitude de parcourir les rues en entonnant la chanson de l’étoile. Ils font en plus du porte à porte pour obtenir des mandarines et des bonbons. Il est à préciser que cette tradition a tendance à disparaître en Belgique mais reste très présente dans les campagnes flamandes. Du côté de la Wallonie, c’est en cette date que commencent les préparations du Carnaval. Dans le sud des Etats-Unis, la tradition de tirer les rois est aussi en vigueur. Et c’est le king cake qui est dégusté en cette occasion toute spéciale. Cette pâtisserie sera consommée pendant toute la période qui commence le jour de l’épiphanie et qui s’achève le jour du carnaval de mardi gras. Les prénomsLe jour de l’épiphanie est également la fête de toutes les personnes qui portent le prénom de Tiphaine (en français), de Tifenn (en breton), de Tiffany (en anglais) et de Théophano ou Théano (en grec). Ce prénom correspond au terme Théophanie qui signifie manifestation de Dieu (qui est une autre appellation de la fête de l’épiphanie). L’épiphanie, le Noël arménien Pendant les quatre premiers siècles de l’histoire de chrétienne, toutes les manifestations de Dieu sur la terre étaient fêtées à la date du 6 janvier. Il s’agit en l’occurrence de la Nativité qui est Noël, l’adoration des mages, le baptême de Christ et les noces de Cana. De ce fait, plusieurs commémorations étaient fêtes pendant une seule journée : le changement de l’eau en vin, la multiplication des pains ainsi que la Nativité sont célébrées en une seule et unique date. Par la suite, les fêtes ont toutes été dissociées pour que chaque événement soit célébré en une date bien précise. Du côté des Latins, celle du 6 janvier est retenue pour être le jour de la commémoration de l’adoration des mages pendant que les Grecs ont retenu le Baptême du Christ. Quant aux Arméniens, ce sont les seuls chrétiens qui ont préservé la date du 6 janvier comme étant la commémoration de la naissance du Christ. Cette date est jusqu’à ce jour le Noël des Arméniens. L’épiphanie est une fête d’origine chrétienne que l’on ne rate pas d’année en année. En effet, il s’agit d’une journée pendant laquelle l’on peut oublier les tracas du quotidien et se détendre en famille. |
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