![]() Jour de l’an | ||
Bellevitrine > Toutes les fêtes > Jour de l’anUn regard vers le calendrier fournit une indication significative sur l’importance de l’an : premier jour du premier mois de l’année, elle peut être identifiée comme la passerelle entre cette nouvelle année et celle venant de s’achever. De ceci découle le sens de cette ambiance de fête embaumant la majeure partie du globe lorsque s’approche la nouvelle année. La saint-SylvestreContrairement à ce que la tendance porte à croire, la tradition du jour de l’an remonte à très longtemps : 2 000 ans avant JC. Le monde moderne ne pourra donc pas se targuer d’être le géniteur de cette belle tradition. Ce fut à Babylone que cette fête fut célébrée pour la première fois, pour montrer le respect au dieu Mardouk, protecteur des récoltes. Mais le jour de l’an, tel que le monde occidental le connaît actuellement (le 1er janvier), est le fruit de l’inventivité de Jules César. En l’an 46, il eut l’idée de reporter le nouvel an au 1 er janvier pour ensuite créer une année de 445 jours. Cette tradition tomba peu à peu dans l’oubli pour reprendre au Moyen Age. C’est alors que les pays fêtaient le nouvel an chacun à leur manière : les Anglais le célébraient en mars, les français le dimanche de Pâques et les Italiens à Noël. Au fil du temps, dans un souci pragmatique, le jour de l’an fut instauré le jour du 1er janvier dans la plus grande partie du monde. Tradition du jour de l’anDe toute les fêtes, le jour de l’an est indubitablement celui qui marie à la perfection le passé, le présent et le futur: à seulement quelques heures de l’année précédente, elle embaume encore les effluves du passé, tout en parfumant son sillage des promesses de l’avenir. Dans la foulée, elle fait montre d’une véritable maestria pour faire des heures présentes de véritables cadeaux. En raison de cette identité, le jour de l’an s’accompagne de tradition : Le gui et le houx Le gui pour dessein de symboliser le bonheur et la prospérité. Dans l’ancien temps, les druides celtes effectuaient une cueillette de ce fruit de la nature pour les offrir aux habitats du village afin porter bonheur à ceux-ci. Leur croyance les portait, en effet, à croire que cette tradition dotait la femme de la faculté d’avoir beaucoup d’enfants et permettait aux récoltes d’être abondantes. Par ailleurs, si une boule de gui était placée sur la porte, elle préservait la maison des mauvais sorts. Ces multiples pouvoirs accordés au gui se comprennent aisément lorsque l’on sait que « gui » signifie en celtes « guérit tout ». De leur côté, les chrétiens marquent une nette préférence pour le houx en raison des feuilles éternellement vertes de cet arbre. Selon la conception chrétienne, cela équivaut à l’immortalité de l’arbre. En outre, les épines du houx évoquaient la couronne du Christ tandis que ses boules rouges rappelaient son sang. Synonyme de bonheur, le gui et le houx sont indubitablement les plantes les plus célèbres lors de la tradition du Nouvel an. A cette période de l’année, la préférence des amoureux voguent vers eux car la légende raconte que les couples s’embrassant au dessus d’une couronne de gui lieront leur destinée l’une à l’autre dans l’année Les festivités Le jour de l’an est associé de manière très étroite à la Saint Sylvestre, pour ne pas avancer que ces deux jours sont amalgamés l’un à l’autre. La fête commence, en effet, le jour du 31 décembre, celui de la Saint Sylvestre pour s’achever le jour de l’an. A cette occasion, on partagera un dîner avec des proches (famille ou amis). D’une manière générale, c’est aussi à ce moment que l’on discute des bonnes résolutions. A l’approche de minuit, tous les convives se réuniront pour le décompte. Une manière d’accueillir la nouvelle année. Dans une version plus romantique, au douzième coup de minuit, on optera pour la tournée des baisers sous le gui. Dans ce cas, le jour de l’an débutera sous le signe de l’amour. Dans plusieurs grandes villes de l’Europe, les feux d’artifices forment une étincelle de couleurs irisées sur le ciel. Une autre manière de saluer le jour de l’an. Après s’être souhaité une bonne année, tous les convives esquissent leur premier pas dans la nouvelle année dans une ambiance festive : la fête se poursuit jusque tard dans la nuit. Les traditions dans les paysSi le jour de l’an a été institué de manière quasi universelle le 1er janvier, il n’en demeure pas moins que chaque pays possède sa propre tradition lors de cette fête. C’est ainsi qu’aux Etats-Unis, on la célèbre en famille. Dans une famille catholique, le chef de famille donne sa bénédiction à toute la famille. En France, le foie gras et le champagne constitue des incontournables du repas du jour de l’an tandis qu’en Belgique, ces derniers cèdent la place à la choucroute. Outre cela, on prendra soin de déposer une pièce de monnaie sous l’assiette ou dans une poche dans l’espoir que ce geste rapporte de l’argent pour l’année qui vient de commencer. De leur côté, les Italiens, eux, prennent aussi un repas en famille. Ledit repas sera constitué de graines, de lentilles ou de miel : des ingrédients réputés porter bonheur. La fête portera alors la dénomination de « capodanno ». En Espagne, la tradition tend à faire porter des sous-vêtements rouges aux femmes pour que le bonheur réponde présent tout au long de l’année. Et, d’une manière plus générale, les Espagnols avalent un raisin à chaque coup de minuit pour bien marquer la venue du nouvel an. En Russie, pour être sûr d’accueillir la nouvelle année, on ouvre les portes de la maison après les douze coups de minuit. |
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