![]() Mardi gras | ||
Bellevitrine > Toutes les fêtes > Mardi gras« Mardi gras ». Rien que la dénomination évoque une période de fête, de réjouissance. Et ceci ne s’avère aucunement faux puisque le jour est actuellement synonyme d’une ambiance festive dans laquelle l’on aura bien du mal à ne pas se plonger. Petits et grands se laisseront alors porter par la touche unique de mardi gras. Origine du Mardi grasLe Mardi gras peut être défini comme la journée, la dernière qui précède le jeûne durant lequel les Chrétiens n’avait pas le droit de manger du gras. Il en a résulté ce jour qui s’est positionné comme le dernier durant lequel ils avaient l’occasion de le faire. Bien qu’actuellement, d’une manière générale, le jeûne se limite au vendredi saint, l’on continue de considérer qu’il est essentiel de ne se priver de rien avant le jeûne. Le Mardi gras, étant le dernier jour avant ce dernier, est alors célébré avec beaucoup d’éclat. C’est de là que le carnaval puise toute sa portée puisqu’il s’oppose à l’abstinence. L’idée de fêter le Mardi gras a pris racine en Europe vers l’époque médiévale, vers l’an 1140. Célébré avant le premier jour du Carême, avant le mercredi des cendres, il était considéré comme une véritable réjouissance, à l’époque, bien que l’on ne sache en quoi la fête consistait. Il faut patienter jusqu’au carnaval de Nice, en 1512, pour savoir que l’on tuait le « bœuf gras ». Constituant un élément essentiel, sinon sine qua non de mardi gras, la parade a pris ses premières marques en 1734. La fête du mardi gras n’est pas célébrée qu’en France. Un peu partout sur le globe, l’on s’y adonne aussi à cœur joie, bien que la tradition porte une appellation différente selon le pays. Ainsi, dans les pays anglophones, on l’identifie sous les dénominations de « fat Tuesday », « Mardi Gras Day » ou « Pancake Tuesday ». En France ou au Québec, on le reconnaît, bien sûr, sous le nom de « mardi gras ». A l’image des différentes dénominations de cette fête, les pratiques qui s’y rattachent diffèrent aussi d’une culture à une autre. Il existe toutefois un point sur lequel elles se rallient : le principe selon lequel, il faut profiter de ce jour pour savourer ces aliments gras avant de se plier aux diktats du Carême. Les pratiques liées au Mardi grasEn France, on associe volontiers la fête du Mardi gras à une explosion de saveurs puisque c’est aussi la fête des crêpes. Ce qui n’est aucunement le cas au Québec où la tendance est toute autre : elle consiste à se déguiser et à passer d’une maison à l’autre. Ce, tout en modifiant sa voix et en se mouvant de manière inhabituelle dans l’optique que l’on ne les reconnaisse pas. En pénétrant dans les maisons, les gens jouent de la musique et y instaurent immédiatement une ambiance très festive. En Angleterre, plus précisément à Olney, l’originalité répond au rendez-vous : la course des crêpes. Cette dernière a pour but de se munir d’une poêle à frire remplie de crêpes chaudes, de se rendre à l’église en courant en faisant sauter les crêpes au moins trois fois. Le CarnavalAssocié de manière très étroite au Mardi Gras, le carnaval peut même être identifié comme un symbole de cette fête. Le mot « carnaval » puise ses origines du latin médiéval carne levare qui signifie « enlever la viande » (des repas). Dans ce contexte, la viande connote le gras que l’on savoure toujours les jours gras ou encore, les jours charnels. Le carnaval revêt alors le même sens que le carême-entrant ou carême-prenant qui avait pour sens à l’origine le début du carême. Ce ne fut que par la suite que ces termes ont eu pour dessein de désigner la fête clôturant les derniers jours précédant le carême. Par opposition au carême, c’est donc une période d’excès joyeux, un moment durant lesquels les interdits et les tabous n’ont pas leur place. Les avatars incontestés du carnaval sont le déguisement, la musique, l’orchestre ou la fanfare, la parade (définie comme un défilé des personnes déguisées accompagné d’une musique), et les chars très fleuris ou très fantasques. D’une manière générale, le carnaval débute vers le mois de janvier ou de février. On signalera toutefois que c’est principalement aux alentours du Mardi gras que la quasi-totalité des villes du monde s’imprègnent de l’ambiance. Il en résulte que même à l’école, le Mardi gras est devenu synonyme de déguisements. Le carnaval selon les lieuxPour se plonger dans l’ambiance très folklorique du carnaval, on songera d’abord à avoir en tête que les pratiques varient souvent d’un lieu à un autre. Chaque ville, chaque pays puise donc dans leurs inspirations pour fêter mardi gras. Il n’en demeure toutefois pas moins qu’à chaque lieu, l’on retrouve invariablement le principe d’inversion des costumes et des jeux (maître/ esclave, homme/femme), l’on fait toujours usage de déguisements, l’on s’offre des présent, l’on savoure des mets aussi délicieux que nombreux, l’on chante et l’on danse…. Chaque culture accorde une interprétation différente aux réjouissances mais le dessein de ces dernières demeurent donc toujours les même : faire la fête. Actuellement, parmi les carnavals les plus réputés figurent le carnaval de Rio de Janeiro, celui de Venise, celui de la Nouvelle-Orléans, celui de Nice, celui de Dunkerque et le carnaval de Québec. A Rio de Janeiro, les ryhtmes des sambas endiablées viennent enflammer les rues tandis que les paillettes et les plumes viennent leur conférer un aspect festif. Dans le Nord de la France, à Dunkerque, les géants se dressent comme pour mieux symboliser le carnaval. |
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