![]() Les greffoirs | ||
Bellevitrine > Jardinage > Les greffoirsLa technique du greffage se répand peu à peu pour devenir un véritable phénomène de mode dans la cour du jardinage. Mais elle requiert une grande dextérité pour ne pas endommager les plantes. Ainsi pour mener à bien cette mission, l’on pensera à se munir de l’outil adéquat qui permettra de réussir l’écussonnage. Parmi tous les outils de jardinage que l’on propose, le greffoir se distingue étant donné qu’il se positionne comme l’instrument le plus approprié pour s’adonner au greffage. Qu’est-ce qu’un greffoir ?Cela va sans dire : un greffoir est un outil destiné au jardinage. Il est donc destiné à entretenir le jardin. La description la plus couramment utilisée pour qualifier le greffoir est que c’est un instrument s’apparentant à un couteau. Il va donc de soi que cet outil est doté d’une lame. Cette lame servira au greffoir de mener à bien sa délicate mission : l’écussonnage. Parallèlement, l’aspect incurvé de la lame de cet outil lui permet de se manier avec dextérité pour ne pas abîmer les plantes et surtout pour remplir son second rôle. Côté longueur, ladite lame peut mesurer de trois à quatre centimètres. L’on tend parfois à assimiler le greffoir à un instrument secondaire, c’est-à-dire un outil dont l’usage n’est pas qualifié de prioritaire. Et pourtant, tout comme la serpette, le greffoir, malgré sa taille relativement menue, se distingue par le grand rôle qu’il détient dans le jardinage. A quoi sert un greffoir ?Un outil n’aura jamais aussi bien porté son nom. Même la dénomination du greffoir connote déjà, en effet, sa vocation principale : l’écussonnage. Il sert donc tout d’abord à « assister » ceux qui s’adonnent à cette technique dans leur expérience en leur offrant la possibilité de manier les plantes avec délicatesse. Ceci, pour ne pas les abîmer et entraver ainsi toutes les chances de réussite du greffage. Dans le dessein de mieux comprendre la véritable utilité du greffoir, il s’avère indispensable d’effectuer un petit tour d’horizon de l’univers de l’écussonnage. Le greffage La technique de l’écussonnage ne date pas des temps modernes puisqu’elle a déjà existé depuis l’Antiquité. Son principal intérêt repose sur le fait que l’on désire amalgamer les caractéristiques du porte-greffe et ceux du greffon. En termes plus techniques, à partir du greffage, l’on cherchera à associer la faculté d’adaptation au sol et au climat inhérente au porte-greffe aux caractéristiques des fruits et/ fleurs que l’on souhaite obtenir. Ainsi, dans l’objectif de mener à bien cette expérience, l’on mettra en contact les cambiums du greffon et du porte-greffe dans l’espoir qu’ils vont rapidement se souder l’un à l’autre. L’on peut avoir recours à plusieurs techniques de greffe : la greffe en fente, la greffe par incrustation, la greffe en couronne, la greffe en écusson, la greffe par approche, la greffe anglaise (qui peut être simple ou compliquée) et le chip building. L’outil approprié à cette technique s’avère, bien sûr, le greffoir. Pour l’atteinte de l’objectif escompté, l’on pensera à choisir ce dernier en fonction des desseins que l’on poursuit : si l’on désire obtenir une variété particulière de vigne par le biais du greffage, l’on utilisera le greffoir à vigne. Mais si l’on souhaite obtenir une variété particulière de fruit ou de fleurs, l’on aura recours à l’usage du greffoir à écussonnage. Parallèlement au greffage, le greffoir peut aussi servir à corriger ce que l’on appelle les plaies de coupe. En d’autres termes, c’est un outil destiné à rectifier les « dégâts » causé par la coupe d’une branche : l’aspect déchiqueté du bois entrave la cicatrisation de la plaie. Ce qui requiert l’« intervention » du greffoir. Conseils sur l’utilisation du greffoirLes deux vocations du greffoir impliquent une utilisation qui variera en fonction de l’objectif souhaité : greffage ou rectification des plaies causées par la coupe. Pour le greffage C’est acquis : l’on ne pourra passer outre l’utilisation du greffoir si l’on souhaite s’adonner à l’écussonnage. Comme il a été précisé, l’outil idoine diffèrera selon la variété que l’on souhaite obtenir à partir de cette technique : le greffoir à vigne pour une variété particulière de vigne et le greffoir à écussonner pour une variété particulière de fleurs ou de fruits. Le greffoir doit être très affûté pour éliminer les risques d’endommager les plantes et requiert aussi l’aide du sécateur. Une fois munie de ces deux outils, tailler à l’aide du sécateur puis préparer la bouture en recoupant en dessous de cette taille, dans le but d’obtenir une coupe franche. Pour la rectification de la coupe Les coupes de taille peuvent donner naissance à des plaies qui se matérialisent par un aspect hirsute très inesthétique. Pour cela, il faut avoir recours au greffoir qui rectifiera ces petits défauts. Mais il faut savoir le manier avec une extrême dextérité pour ne pas avoir à endommager encore plus l’aspect de la plante. La lame du greffoir sera très affûté à ce moment et sera désinfectée avec de l’alcool. Conseils sur l’entretienSa lame est le principal outil du greffoir puisque c’est elle qui lui permet de mener à bien ses missions. Ainsi, il s’avère donc utile, voire obligatoire, d’entretenir cette lame : penser, de ce fait, à souvent l’affûter. Pour cela, humidifier la lame avec un peu d’eau et poncer avec une pierre à grain moyen, dans un premier temps, et avec une pierre à grain fin dans un second temps. Lors de cette seconde étape, la lame sera lubrifiée avec du pétrole lampant. Entre les tailles, veiller à désinfecter les lames avec de l’alcool pour ne pas que des résidus viennent s’y greffer. En outre, de cette manière, les parasites et les maladies n’affecteront pas les plantes. |
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